Années El Niño : la liste de tous les épisodes depuis 1950
Les années El Niño se comptent à partir de l'indice ONI de la NOAA : depuis 1950, 22 épisodes complets ont été enregistrés, soit en moyenne un tous les trois ans et demi. Le dernier achevé est celui de 2023-2024 ; un nouvel épisode, déjà très fort, a commencé au printemps 2026.
Sommaire
- La liste des années El Niño depuis 1950
- Comment la NOAA date un épisode El Niño
- Faible, modéré, fort, très fort : les intensités
- Tous les combien d'années revient El Niño ?
- Épisodes doubles et épisodes à rallonge
- ONI ou RONI : pourquoi les listes diffèrent
- Le dernier El Niño et l'épisode en cours
- Quelques années souvent recherchées
- Et avant 1950 ?
- Les grands épisodes en détail
- Questions fréquentes
Cette page rassemble l'historique complet : le tableau de tous les épisodes, la façon dont ils sont datés, leur intensité, leur fréquence réelle et les cas particuliers (épisodes doubles, différences entre indices, années avant 1950). Les chiffres sont recalculés à partir des séries officielles de la NOAA ; la situation de la semaine se lit sur le suivi d'El Niño en direct.
La liste des années El Niño depuis 1950
Le tableau ci-dessous classe les épisodes du plus récent au plus ancien. Pour chacun : la première et la dernière saison au-dessus du seuil, le nombre de saisons, la valeur la plus haute de l'ONI (le « pic »), la saison où ce pic a été atteint, l'intensité qui en découle, et le pic du RONI, l'indice relatif sur lequel la NOAA s'appuie officiellement depuis le 1er février 2026.
| Épisode | Saisons | Durée | Pic ONI | Saison du pic | Intensité | Pic RONI |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 2026 (en cours) | AMJ 2026 → JAS 2026 | 4 | +2,16 | JAS 2026 | très fort | +1,69 (fort) |
| 2023-2024 | MJJ 2023 → MAM 2024 | 11 | +1,99 | NDJ 2023 | fort | +1,42 (modéré) |
| 2019-2020 | SON 2019 → FMA 2020 | 6 | +0,75 | NDJ 2019 | faible | +0,82 (faible) |
| 2018-2019 | ASO 2018 → MJJ 2019 | 10 | +1,05 | NDJ 2018 | modéré | +0,82 (faible) |
| 2014-2016 | SON 2014 → AMJ 2016 | 20 | +2,59 | NDJ 2015 | très fort | +2,25 (très fort) |
| 2009-2010 | JJA 2009 → FMA 2010 | 9 | +1,50 | NDJ 2009 | fort | +1,50 (fort) |
| 2006-2007 | ASO 2006 → DJF 2007 | 5 | +0,88 | OND 2006 | faible | +0,91 (faible) |
| 2004-2005 | JAS 2004 → JFM 2005 | 7 | +0,71 | NDJ 2004 | faible | +0,71 (faible) |
| 2002-2003 | JJA 2002 → JFM 2003 | 8 | +1,19 | OND 2002 | modéré | +1,33 (modéré) |
| 1997-1998 | AMJ 1997 → MAM 1998 | 12 | +2,37 | NDJ 1997 | très fort | +2,28 (très fort) |
| 1994-1995 | SON 1994 → JFM 1995 | 5 | +0,97 | NDJ 1994 | faible | +1,28 (modéré) |
| 1991-1992 | MJJ 1991 → MJJ 1992 | 13 | +1,54 | DJF 1992 | fort | +2,12 (très fort) |
| 1986-1988 | ASO 1986 → DJF 1988 | 17 | +1,49 | ASO 1987 | modéré | +1,46 (modéré) |
| 1982-1983 | AMJ 1982 → MJJ 1983 | 14 | +2,14 | DJF 1983 | très fort | +2,40 (très fort) |
| 1977-1978 | SON 1977 → JFM 1978 | 5 | +0,84 | OND 1977 | faible | +1,08 (modéré) |
| 1976-1977 | ASO 1976 → JFM 1977 | 6 | +0,84 | NDJ 1976 | faible | +1,08 (modéré) |
| 1972-1973 | MJJ 1972 → FMA 1973 | 10 | +1,84 | OND 1972 | fort | +1,97 (fort) |
| 1968-1969 | SON 1968 → AMJ 1969 | 8 | +0,98 | DJF 1969 | faible | +1,07 (modéré) |
| 1965-1966 | MJJ 1965 → FMA 1966 | 10 | +1,82 | OND 1965 | fort | +1,99 (fort) |
| 1963-1964 | JJA 1963 → JFM 1964 | 8 | +1,19 | OND 1963 | modéré | +1,11 (modéré) |
| 1957-1958 | MAM 1957 → AMJ 1958 | 14 | +1,69 | DJF 1958 | fort | +1,89 (fort) |
| 1953 | MAM 1953 → NDJ 1953 | 9 | +0,78 | SON 1953 | faible | +0,94 (faible) |
| 1951-1952 | MJJ 1951 → DJF 1952 | 8 | +1,03 | SON 1951 | modéré | +1,04 (modéré) |
Les saisons sont notées par les initiales anglaises de trois mois consécutifs : DJF = décembre-janvier-février, JJA = juin-juillet-août, NDJ = novembre-décembre-janvier, et ainsi de suite. Un épisode « 1997-1998 » commence donc au printemps 1997 et culmine en fin d'année, au cœur de l'hiver de l'hémisphère Nord : c'est le cas de la grande majorité des épisodes, d'où leur nom à cheval sur deux années.
Comment la NOAA date un épisode El Niño
Un épisode ne se décrète pas à l'œil : il se déduit d'un indice, l'indice ONI (Oceanic Niño Index). Celui-ci mesure l'écart de température de la surface de la mer par rapport à la normale dans la région Niño 3.4, une bande du Pacifique équatorial située entre 5° N et 5° S et entre 170° O et 120° O. Cet écart est moyenné sur trois mois glissants, ce qui lisse les à-coups d'une semaine à l'autre.
- Calculer l'anomalie de chaque saisonOn compare la température moyenne de la région Niño 3.4 sur trois mois à la moyenne de référence de la même période de l'année.
- Repérer le franchissement du seuilUne saison compte comme « chaude » si l'anomalie atteint au moins +0,5 °C.
- Exiger la duréeOn ne parle d'épisode El Niño que si au moins cinq saisons glissantes consécutives restent au-dessus de ce seuil. Une seule saison chaude isolée ne suffit pas.
- Relever le picLa valeur la plus élevée atteinte pendant l'épisode donne son intensité.
La règle est symétrique pour La Niña : au moins cinq saisons consécutives à −0,5 °C ou moins. Entre les deux, on parle de conditions neutres. Sur les 920 saisons mesurées de 1950 à l'été 2026, environ 24 % appartiennent à un épisode El Niño, 24 % à un épisode La Niña et un peu plus de la moitié à des périodes neutres. Pour comprendre ce qui se passe dans l'océan et l'atmosphère pendant ces phases, voyez notre explication du phénomène El Niño.
Un tableau d'épisodes calculé après coup n'est pas un bulletin. En temps réel, la NOAA déclare des « conditions El Niño » dès qu'une saison dépasse le seuil et que l'atmosphère réagit ; l'épisode n'entre dans la liste qu'une fois les cinq saisons réunies.
Faible, modéré, fort, très fort : les intensités
Pour décrire la force d'un épisode, on utilise couramment quatre classes fondées sur le pic de l'ONI. Ce classement est très répandu dans les médias et chez les météorologues, mais ce n'est pas une classification officielle de la NOAA : il sert à comparer, pas à prévoir les dégâts.
| Intensité | Pic de l'ONI | Nombre d'épisodes | Exemples |
|---|---|---|---|
| Faible | +0,5 à moins de +1,0 °C | 8 | 1953, 1976-1977, 2004-2005, 2019-2020 |
| Modéré | +1,0 à moins de +1,5 °C | 5 | 1951-1952, 1963-1964, 1986-1988, 2002-2003, 2018-2019 |
| Fort | +1,5 à moins de +2,0 °C | 6 | 1957-1958, 1965-1966, 1972-1973, 1991-1992, 2009-2010, 2023-2024 |
| Très fort | +2,0 °C et plus | 3 | 1982-1983, 1997-1998, 2014-2016 |
Les épisodes faibles sont les plus nombreux, les très forts les plus rares. Ces derniers, que la presse appelle des « super El Niño », ont tous laissé une trace durable : l'épisode de 1982-1983, que personne n'avait vu venir, celui de 1997-1998, observé jour après jour par le nouveau réseau de bouées du Pacifique, et celui de 2015-2016, record de l'ONI avec +2,59 °C. L'épisode de 2023-2024 s'est arrêté juste sous la barre, à +1,99 °C.
Un épisode faible n'est pas forcément sans conséquences : les effets dépendent aussi de la saison, de la position du réchauffement (centre ou est du Pacifique) et des autres modes climatiques. Le détail région par région se trouve dans les conséquences d'El Niño dans le monde.
Tous les combien d'années revient El Niño ?
El Niño n'a pas de période fixe. Les données de l'ONI permettent de mesurer sa fréquence réelle, sans s'en tenir à la formule « tous les 2 à 7 ans » répétée partout :
- Écart moyen : entre le début de l'épisode de 1951 et celui de 2026, il s'est écoulé en moyenne 3,4 ans d'un épisode au suivant.
- Écart le plus court : un peu plus d'un an, entre 1976 et 1977, puis entre 2018 et 2019. Deux épisodes faibles ou modérés se sont alors succédé, séparés par quelques mois neutres seulement.
- Écart le plus long : plus de six ans entre le début de l'épisode de 1957 et celui de 1963. Entre la fin de l'épisode 2009-2010 et le début de celui de 2014, il s'est aussi écoulé plus de quatre ans sans El Niño.
- Durée moyenne : près de 10 saisons glissantes, avec un minimum de 5 (1977-1978, 1994-1995, 2006-2007) et un maximum de 20 (2014-2016).
| Décennie | El Niño | Années de début | La Niña |
|---|---|---|---|
| 1950-1959 | 3 | 1951, 1953, 1957 | 2 |
| 1960-1969 | 3 | 1963, 1965, 1968 | 1 |
| 1970-1979 | 3 | 1972, 1976, 1977 | 3 |
| 1980-1989 | 2 | 1982, 1986 | 3 |
| 1990-1999 | 3 | 1991, 1994, 1997 | 2 |
| 2000-2009 | 4 | 2002, 2004, 2006, 2009 | 4 |
| 2010-2019 | 3 | 2014, 2018, 2019 | 3 |
| 2020-2026 | 2 | 2023, 2026 (en cours) | 2 |
Chaque décennie compte donc deux à quatre épisodes El Niño, autant que d'épisodes La Niña. Il ne faut pas en tirer de règle de prévision : la seule méthode fiable pour anticiper le prochain épisode reste les modèles climatiques, dont les sorties sont résumées dans les prévisions El Niño pour les mois à venir.
Épisodes doubles et épisodes à rallonge
La plupart des épisodes naissent au printemps, culminent en fin d'année et s'effacent au printemps suivant. Quatre cas sortent de ce schéma :
- 1986-1988 : 17 saisons au-dessus du seuil, d'août-septembre-octobre 1986 à décembre-janvier-février 1988. L'épisode a traversé deux hivers, avec un pic modeste (+1,49 °C) atteint à l'été 1987 plutôt qu'en fin d'année.
- 2014-2016 : 20 saisons, le plus long épisode depuis 1950. Un premier réchauffement fin 2014, resté faible, s'est prolongé puis amplifié jusqu'au record de fin 2015.
- 1976-1977 puis 1977-1978 : deux épisodes faibles (+0,84 °C chacun) séparés par quelques saisons neutres.
- 2018-2019 puis 2019-2020 : un épisode modéré suivi, après trois saisons seulement sous le seuil, d'un épisode faible.
Les doublés sont bien plus fréquents du côté froid : La Niña revient volontiers deux ou trois hivers de suite, comme en 1973-1976, 1998-2001 ou 2020-2023. Ces séries sont détaillées dans la liste des années La Niña.
ONI ou RONI : pourquoi les listes diffèrent
Depuis le 1er février 2026, le Climate Prediction Center de la NOAA surveille et prévoit officiellement El Niño avec le RONI (indice relatif). Le principe reste celui de l'ONI, mais on retranche à l'anomalie de la région Niño 3.4 l'anomalie moyenne de toute la bande tropicale (20° N à 20° S), puis on remet l'indice à l'échelle de l'ancien. La règle des cinq saisons au-delà de ±0,5 °C est inchangée. Ce calcul dépend moins de la période de référence choisie et colle mieux aux pluies tropicales qui pilotent les effets d'El Niño ; il retire aussi le réchauffement général des océans, qui fait monter l'ONI au fil des décennies. L'ONI classique continue d'être publié.
Les deux indices donnent la même chronologie dans les grandes lignes, mais pas toujours la même intensité :
| Épisode | Pic ONI | Pic RONI | Ce qui change |
|---|---|---|---|
| 1982-1983 | +2,14 | +2,40 | Devient le plus fort depuis 1950 sur le RONI |
| 1991-1992 | +1,54 | +2,12 | Passe de fort à très fort |
| 2015-2016 | +2,59 | +2,25 | Reste très fort, mais perd le record |
| 2023-2024 | +1,99 | +1,42 | Passe de fort à modéré |
| 2019-2020 | +0,75 | — | N'est plus un épisode sur le RONI |
La logique est cohérente : les épisodes récents, gonflés par un océan tropical plus chaud qu'autrefois, perdent de la force sur le RONI ; les épisodes anciens en gagnent souvent. Le phénomène inverse touche La Niña, qui apparaît plus fréquente et plus longue sur le RONI ces dernières années. Pour le détail du calcul, consultez notre page sur les indices El Niño.
Le dernier El Niño et l'épisode en cours
Le dernier épisode achevé est celui de 2023-2024 : il a franchi le seuil en mai-juin-juillet 2023, culminé à +1,99 °C sur l'ONI en novembre-décembre-janvier, puis s'est éteint au printemps 2024. Il a coïncidé avec les deux années les plus chaudes jamais mesurées à l'échelle mondiale.
Après un hiver 2025-2026 légèrement froid, l'ONI a repassé +0,5 °C en avril-mai-juin 2026. Il atteint +2,16 °C pour juillet-août-septembre 2026, et le RONI +1,69 °C : l'épisode est déjà classé fort sur l'indice officiel. Dans son bulletin du 8 octobre 2026, la NOAA juge un El Niño fort à très fort probable jusqu'en janvier-mars 2027, et estime à 83 % la probabilité que le RONI dépasse +2,5 °C en octobre-novembre-décembre, ce qui en ferait l'épisode le plus fort depuis 1950. Les chiffres de la semaine (anomalie Niño 3.4 à +3,3 °C au 7 octobre 2026) sont mis à jour sur le tableau de bord El Niño.
Quelques années souvent recherchées
| Année cherchée | Épisode concerné | Ce qu'il faut retenir |
|---|---|---|
| El Niño 1972 | 1972-1973, fort (+1,84 °C) | Suivi, après une seule saison neutre, de la La Niña très forte de 1973-1974. |
| El Niño 1987 | 1986-1988, modéré (+1,49 °C) | Épisode long, étalé sur deux hivers. |
| El Niño 1992 | 1991-1992, fort (+1,54 °C) | Très fort sur le RONI (+2,12 °C). |
| El Niño 2009 | 2009-2010, fort (+1,50 °C) | Pic en novembre-décembre-janvier ; même valeur sur le RONI. |
| El Niño 2019 | 2018-2019 modéré, puis 2019-2020 faible | Le second n'existe que sur l'ONI. |
| El Niño 2024 | Fin de l'épisode 2023-2024 | Terminé au printemps 2024 ; le RONI enchaîne sur une La Niña modérée (−1,10 °C), l'ONI non. |
Et avant 1950 ?
La liste officielle commence en 1950, car c'est à partir de cette date que les relevés de température de mer sont jugés assez denses pour calculer l'ONI de façon fiable. Plus tôt, les chercheurs travaillent sur des reconstructions : le jeu de données ERSST de la NOAA remonte à 1854, celui du Met Office britannique (HadISST) à 1870, mais ils reposent sur des mesures de navires de plus en plus rares à mesure qu'on recule dans le temps. Les intensités d'avant 1950 sont donc entourées d'une large marge d'incertitude.
D'autres indices viennent des archives. Les pêcheurs du nord du Pérou appelaient déjà « El Niño », en référence à l'Enfant Jésus, le courant chaud qui apparaissait après Noël ; le nom entre dans les publications scientifiques au début des années 1890, dans le bulletin de la Société géographique de Lima. En 1987, l'océanographe William Quinn et ses collègues ont publié une chronologie des épisodes sur quatre siècles et demi, tirée de documents historiques sud-américains, dont la partie la plus ancienne est aujourd'hui discutée.
L'épisode le plus étudié de cette période est celui de 1877-1878. Une étude publiée en 2020 dans le Journal of Climate le place parmi les plus forts reconstitués, sans différence statistiquement significative avec 1982-1983, 1997-1998 ou 2015-2016. Il a coïncidé avec une sécheresse planétaire : échec de la mousson indienne de 1876, puis mauvaises récoltes en Chine, dans le nord-est du Brésil et en Afrique. Selon des chercheurs de l'université Columbia (2018), la famine qui a suivi a fait environ 50 millions de morts entre 1876 et 1878. D'autres épisodes forts sont cités avant 1950, comme 1918-1919 ou 1940-1941, mais leur intensité reste incertaine.
Les grands épisodes en détail
Questions fréquentes
Quelles sont les années El Niño depuis 1950 ?
D'après l'indice ONI de la NOAA, les épisodes El Niño achevés sont ceux de 1951-1952, 1953, 1957-1958, 1963-1964, 1965-1966, 1968-1969, 1972-1973, 1976-1977, 1977-1978, 1982-1983, 1986-1988, 1991-1992, 1994-1995, 1997-1998, 2002-2003, 2004-2005, 2006-2007, 2009-2010, 2014-2016, 2018-2019, 2019-2020 et 2023-2024. Un nouvel épisode a commencé au printemps 2026.
Tous les combien d'années revient El Niño ?
Il n'y a pas de cycle fixe. Depuis 1950, l'écart entre le début de deux épisodes successifs varie d'environ un an à un peu plus de six ans, pour une moyenne proche de trois ans et demi. On cite souvent la fourchette « tous les 2 à 7 ans ».
Quel a été le dernier El Niño ?
Le dernier épisode terminé est celui de 2023-2024 : il a commencé en mai-juin-juillet 2023 et s'est achevé au printemps 2024, avec un pic de +1,99 °C sur l'ONI. Un nouvel El Niño a démarré en 2026 et il est toujours en cours.
Quel est le plus fort El Niño jamais mesuré ?
Sur l'ONI, le record depuis 1950 appartient à 2015-2016 (+2,59 °C en novembre-décembre-janvier). Sur le RONI, l'indice que la NOAA utilise désormais, c'est 1982-1983 qui arrive en tête (+2,40 °C). L'épisode de 2026 pourrait dépasser ces deux références : il est suivi chaque semaine sur le tableau de bord.
Y a-t-il eu un El Niño en 2019 ?
Oui, un épisode modéré a couru de fin 2018 au milieu de 2019 (pic de +1,05 °C sur l'ONI). L'ONI repère aussi un second épisode faible de l'automne 2019 à l'hiver 2020, que le RONI ne retient pas.
Combien de temps dure un épisode El Niño ?
En moyenne une dizaine de saisons glissantes, soit un peu moins d'un an. Les plus courts tiennent 5 saisons, le minimum de la définition ; le plus long depuis 1950, celui de 2014-2016, en compte 20 sur l'ONI.
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Mis à jour le 12 octobre 2026